Pierre Girardier

Anne et Éric Lapied

Cinéastes

« Les Lapied » : C’est comme cela que l’on nomme cette famille de cinéastes qui chaque année tourne et réalise de nouveaux films documentaires de montagne. « Les Lapied » sont comme un label de qualité et leurs films sont multiprimés en France, mais aussi en Europe ou aux Etats-Unis.

Anne Lapied

Née en 1959, Anne découvre la montagne et la photo très jeune. Elle a trouvé son royaume et sait qu’elle vivra là-haut. Si la passion est le maître mot du métier de cinéaste de montagne, la règle de conduite d’Anne s’ancre dans le respect des sujets qu’elle photographie ou filme : peuples de l’Himalaya, bergers des Alpes ou faune d’altitude.
Sa connaissance des sujets est appréciée du public et les longs portages sur des terrains à chamois, crampons aux pieds, lui permettent d’approcher, en dérangeant le moins possible, les animaux de montagne.
Elle se plait autant à contempler les nuages qui s’effilochent le long d’une paroi qu’à discuter d’élevage dans une cabane de berger.
Avec des compositions musicales, aussi sobres qu’efficaces, et le travail de la bande-son, elle est aussi « l’oreille » de l’équipe. Pour citer Jean-luc Godard : dans « audio-visuel », il y a « audio » en premier. C’est sans doute là une part de la magie, s’il y en a une, de leurs films.

Eric Lapied

Né en 1954, Erik a passé une bonne partie de sa vie à gravir des sommets et à voyager dans l’Himalaya tout en se spécialisant dans l’animalier et la vie des bergers. Depuis 40 années il réalise des documentaires, avec Anne, puis avec Véronique, leur fille.
« Je ne sais si le cinéma de montagne rend ma vie plus intéressante mais sûrement plus intense, plus vivante. La montagne sauvage évoque quelque chose de perdu et pourtant d’encore là, quelque chose d’enfoui au plus profond de moi ».
Un bon film doit raconter une histoire. Pour y parvenir, Erik retourne inlassablement là-haut. Sa recette : relativiser 40 années d’expérience et rester toujours humble devant la montagne, être un peu chercheur-naturaliste et avoir beaucoup de détermination, se lever tôt et choisir des lieux où la nature évolue suivant ses propres règles, sans entrave de la part des hommes. Être complice, se taire et écarquiller les yeux ! Reste à partager ses émotions et ces instants privilégiés… Et si les films étaient là pour cela ?