Gustavo Germano

Photographe

Il se consacre depuis plus de douze ans à la mémoire collective sud-américaine après des décennies de dictatures. En 1976, il perd Eduardo, l’un de ses frères, emporté par la junte argentine à l’âge de dix-huit ans. Il n’a que douze ans lors de cette tragédie.
Trente ans après, comme photographe, il commence à prendre contact avec plusieurs familles argentines qui ont perdu des proches (morts ou disparus) à l’époque du régime militaire, afin de rechercher des photos d’archives personnelles, où la victime apparait. Il fait le projet de prendre la même photo, sur le même lieu, pour rendre compte de l’absence de l’être aimé. Il intitule cette série Ausencias (Absences).
Avec le temps, il a la volonté d’élargir ce travail. Il commence à prendre contact avec des familles brésiliennes qui ont connu la répression dans leur pays.
Aujourd’hui encore, Gustavo Germano considère qu’il n’a pas encore achevé sa tâche : « Je voudrais réaliser plusieurs séries complémentaires et élargir mon travail dans d’autres pays du Cône Sud qui ont subi l’Opération Condor, comme le Chili, le Paraguay, l’Uruguay ».